La goutte d’eau a fait déborder le vase!

La goutte d'eau a fait déborder le vase!

Il y a des moments où rien ne va plus. Ce jour là, c’est le drame! En effet la goutte d’eau a fait déborder le vase (de Soissons). Vous comprenez aisément que la situation est grave. Forcément ça va saigner! *

©Jean-Louis Chassain

* Toute ressemblance avec des personnages fictifs ou ayant existé est complétement voulue : celui qui a volé le vase de Soissons s’en rappelle forcément!

Le cliché souvenir du photographe inconnu

Cliché-souvenir

C‘est un monsieur faisant un cliché souvenir que l’on regardera plus tard en famille. C’est la photo de celui qui est toujours derrière l’appareil. Aujourd’hui, celui qui n’est jamais sur la photo est au premier plan. Souriez pour la postérité puisque pour un fois, ce n’est pas vous le sujet de la photo : ainsi tel est pris qui croyait prendre!
C’est l’arroseur arrosé, le photographe qui s’est fait prendre la main sur l’appareil.
©Jean-Louis Chassain

La vie me tue

La vie me tue

© Jean-Louis Chassain

Il paraît que Groucho Marx a fait écrire sur sa tombe : « Je vous l’avais bien dit que j’étais malade! ».
 Il paraît aussi que l’humour est la politesse du désespoir, que les cimetières sont remplis de gens irremplaçables.
 Néanmoins, si mes rapports avec la mort ne sont que  conflictuels, ils me donnent aussi la force de vivre! 
Il y a une trentaine d’années,  j’ai vu au musée des beaux arts de Tours un « gisant » d’Olivier Brice qui représentait un chien debout recouvert d’un drapé en polymère solidifié : l’effet était saisissant comme une vie sous un drap, une vie entre parenthèse, sous un linceul, la force de vie mise en exergue!
 Enfin, en bref, tout ça pour dire qu’au regard de l’univers, notre nombril est forcément un détail de l’histoire, comme le point sur le « i » de paradoxe!
©Jean-Louis Chassain


Il pleut à la cour de Versailles

il-pleut-à-la-cour-de-Versailles

Bien sûr une photographie par un beau soleil d’août, c’est bien plus beau que les jardins de Versailles sous la pluie : c’est sans doute ce que pensent nombre de touristes qui visitent ce prestigieux monument. Pour ma part, je trouve toujours un plaisir ineffable lorsque le temps est mi-figue mi-raisin. C’est comme si, au lieu d’aller à l’enseignement des lieux historiques, je trouvais une école buissonnière qui m’autorise à voir la vraie vie à la place de ce qu’on veut bien nous montrer. J’imagine qu’à la cour de Louis XIV, il ne faisait pas beau tous les jours et que derrière l’apparat, la vie et son cortège de misères et de magnificences, le sel même de l’existence était forcément présent, le présent d’alors…. Alors pour moi, la pluie à Versailles, c’est la réalité éternelle de tous les temps!

©Jean-Louis Chassain